Physarales T. Macbr.
Didymiaceae
Rostaf. ex Cooke

Diderma asteroides (Lister & G. Lister) G. Lister
BW3447 – 17.10.2020. leg. D. Argaud.

3447-did-aster

Sporocarpes : sessiles, globuleux, aplatis sur la base, 1 à 1,5 mm de diamètre ; brun foncé, avec au sommet des amorces de lignes de déhiscence irrégulières ; quelques plasmodiocarpes en mélange, jusqu’à 6 mm de longueur.

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3447-did-aster3

Péridium : triple ; externe brun foncé, cartilagineux ; interne membraneux, fin et brillant ; intermédiaire épais et calcaire, blanc contrastant avec la couleur extérieure, constitué de granules amorphes agglomérées.

3447-peri-calc
Peridium médian x 1000

Columelle : conique, granuleuse, 0,3 mm de haut (un seul sporocarpe détruit pour l’observation).

3447-colum

Capillitium : abondant, constitué de filaments bruns avec des épaississements plus foncés, blancs à leurs extrémités ; réticulé avec des expansions membraneuses, restant parfois attaché au péridium interne qui lui se sépare assez facilement du péridium médian calcaire.

3447-cap
Capillitium x 1000

Spores : sporée en masse brun très foncé, plus claire en lumière transmise ; ornées de verrues prononcées mais peu denses ; 12 à 13 µm, avec une majorité à 12 µm.

3447-spores-dim 3447-spores-ornementation

Spores x 1000

Habitat, récoltes associées : sur branche d’épicéa, décortiquée mais dure, pas encore décomposée, au sol ; dans un bois privé en lisière de village à Xonrupt-Longemer (88).

Observations :
- la récolte a été faite dans une zone qui paraissait peu propice à la venue des myxomycètes : des épicéas de faible diamètre, secs sur pied, avaient été exploités récemment ; il ne restait sur le parterre de la coupe, envahie par les ronces, que des branches sèches décortiquées, non décomposées, au bois dur. La plupart d’entre elles n’était au contact du sol que depuis l'exploitation.
- l’espèce se trouvait sur l’une de ces branches, elle a été récoltée à un stade encore un peu immature : les sporocarpes bruns étaient encore un peu mous, et ressemblaient de prime abord à des Perichaena. Ils ont mis une dizaine de jours à sécher suffisamment pour pouvoir être étudiés et identifiés.
- les lignes blanches de déhiscence sont peu visibles, et quelques spores mesurent plus de 12 µm ; ces éléments pourraient faire penser à la variété macrosporum ; nous pensons qu’ils indiquent plutôt une récolte immature et un séchage en milieu artificiel.
- selon le GBIF consulté au 27.10.2020, D. asteroides a été recensé 249 fois. C’est la première observation que nous en faisons, il a été découvert et récolté par Didier Argaud, membre de la Société Mycologique de Strasbourg, lors des rencontres à Xonrupt.

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