Physarales T. Macbr.
Pysaraceae Chevall.

 

Physarum pseudocolumellatum ad int. .
BW2536 – 23.06.2017

Sporocarpes : stipités, 1 mm de haut, gris clair avec flocons de calcaire épars.

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Photo Michel Poulain

 Sporocyste : globuleux, 0,5 mm. Nombreux exemplaires profondément ombiliqués, mais ce caractère n’est pas absolument constant, quelques exemplaires ne présentent pas d’ombilic.

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 Photo Michel Poulain

Stipe : 0,5 mm, noir.

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Photo Michel Poulain

Peridium : banal pour le genre, translucide avec des dépôts calcaires constitués d’écailles parfois cristallisées (fait penser aux Lepidoderma).

Columelle : très courte.

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 Photo Michel Poulain

Capillitium : constitué de tubes ramifiés, peu abondant, blanc, nœuds grands et allongés.

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Photo Michel Poulain

Spores : (8) 8,5 – 10 (10,5) x 8 – 9,5 µm (50 spores mesurées). Couleur en masse chocolat au lait, claires à très claires en lumière transmise, finement et uniformément verruqueuses.

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Spores x 2000 dans le Hoyer. Photo Michel Poulain.

Habitat, récoltes associées : Obtenu en chambre humide le 23.06.2017, prélèvement et mise en culture le 13.06.2017 d’écorces de Ficus lyrata, récoltées sur l’arbre vivant dans la serre du jardin tropical de l’Université de Strasbourg.

Observations :
- précisions relatives au substrat : il s’agissait de lambeaux d’écorce se desquamant, détachables à la main, vers la base de l’arbre : plus haut l’écorce est lisse et n’a pas été prélevée ; certains lambeaux étaient recouverts de cyanobactéries déterminées comme  Tolipothryx cf. bissoidea par André Advocat (Forum le Naturaliste), voir haut de page de : http://www.lenaturaliste.net/forum/viewtopic.php?f=38&t=20083&p=111192&hilit=tolypothrix#p111192 ; les Physarum ne sont apparus que sur les écorces qui accueillaient également le Tolipothryx.
- la détermination : des exemplaires du Physarum ont été envoyés à plusieurs spécialistes :
Michel Poulain en a fait une étude approfondie et pense qu’il appartient au groupe P. pseudocolumellatum (com. pers.). Marianne Meyer pense qu’il en est proche, mais au vu de son ombilic prononcé opte pour une espèce nouvelle qu’elle nommerait P. umbilicatum, Ce dernier caractère n’est pas constant : nous avons parfois obtenu des formes non ombiliquées très proches de P. pseudocolumellatum et c’est la dénomination que nous avons finalement retenue.
- les mises en culture : nous avons envoyé des écorces à ces deux spécialistes, ainsi qu’à 3 collègues (Mireille Lenne, Alain Michaud et El Hacène Séraoui) qui tous les 5 ont obtenu le même Physarum, ombiliqué dans la grande majorité des cas, toujours très rapidement après la mise en chambre humide.

L’étude n’a pas été poursuivie pour l’instant. L’existence d’une relation entre la cyanobactérie et le myxomycète est à confirmer. Une espèce nouvelle n’est pas exclue.

Nous remercions vivement Michel Poulain qui a réalisé les photos ainsi que l’étude des spores, et nous a autorisé à les utiliser sur notre site.

 

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