Stemonitales T. Macbr.
Stemonitidaceae Fr.
Stemonitis fuscoides (Nann.-Bremek. & Y. Yamam.) Shchepin, Prikhodko, Gmoshinskiy, Schnittler & Novozh., in Shchepin, Prikhodko, Gmoshinskiy, Bortnikov, Dobriakova, López-Villalba, Korzhanova, Kimossarov, Pham, Stephenson, Schnittler & Novozhilov, Fungal Diversity, 19-08-2026. ≡ Stemonaria fuscoides Nann.-Bremek. & Y. Yamam 1964.
BW4875 – 04-09-2026.
Sporocarpes : en petits groupes serrés (touffes), nombreux individus, sur un hypothalle commun ; brun chocolat ; hauteur totale 5 à 6 mm ; arrondis au sommet, en pointe à la base.
Stipe : 1 à 1,5 mm, noir, brillant, semble plein à la base. Se prolonge à l’intérieur du sporocarpe par une columelle atteignant presque le sommet, où elle se divise en donnant naissance à des brins de capillitium.
Capillitium : attaché à la columelle en formant une à deux mailles de 100 à 200 µm, se terminant en un réseau de surface mal structuré, parfois absent, à petites mailles, avec de nombreuses pointes libres.

Grossissement 400x, sans lame couvre-objet
Spores : 8 à 9 µm ; réticulées par des lignes presque continues.
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Grossissement x1000
Habitat, espèces associées : la récolte a été faite le long du Rothenbach, en aval des étangs du Biesenberg (57), sur bois mort indéterminé. Il n’y avait pas d’autres espèces à proximité.
Observations :
L’observation a été faite par un groupe d’étudiants de l’Université de Köln (Allemagne), Département Ecologie du Sol, venus avec leurs enseignants (Dr. Pf. M. Bonkowki et Dr. A.M. Fiore-Donno) pour s’initier à l’étude des myxomycètes. Ces derniers étaient rares et cantonnés sur des zones humides (bord de cours d’eau et étangs), en raison d’un été particulièrement chaud, sans aucune précipitation, et d’un automne qui se poursuivait avec des conditions météos identiques.
De prime abord ce myxomycète peut faire penser à Stemonitis fusca en taille réduite. Il s’en distingue malgré tout par une couleur plus chocolatée que bistre, et surtout par les caractères microscopiques ; le capillitium ne forme pas un réseau, et les spores sont nettement plus claires, plus petites et différemment ornées. Quelques images ci-dessous pour comparaison.
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Stemonitis fusca |
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Stemonitis fuscoides |
Notre exercice favori lorsque deux espèces sont proches : faire une préparation microscopique en mélangeant les spores.
Les plus grandes et les plus foncées sont celle de S. fusca, les plus claires aux lignes peu distinctes sont celles de S. fuscoides. X 1000.
Il s’agit pour nous d’une première observation. Le GBIF n’en recense que 35 occurrences au 20-10-26, dont 2 en France : une à la Réunion (auteur non renseigné) et une dans l’Ile de Sainte Marguerite (Marianne Meyer 2003).
Remarque : à la date de rédaction de cette page (20-10-26), la nouvelle combinaison basculant l’espèce fuscoides dans le genre Stemonitis est intégrée par nomen.eumycetozoa.com. Pour autant, le GBIF n’a pas encore été mis à jour. La recherche se fait donc à partir du binôme Stemonaria fuscoides.








